Nous sommes le jeudi 26 novembre 2019
 
 
Loin d'une pyramide du Louvre, d'un tramway ou même d'une piste cyclable, l'ambition d'un maire rural, c'est déjà d'obéir aux normes, essayer de garder une école et tenter de retrouver un commerce… Exemple avec Joël Save, à Saint-Révérien, qui ne fera qu’un mandat.
 
 
 
Un charmant village avec une vue magnifique sur les vaux d’Yonne : c’est la première impression quand on arrive à Saint-Révérien, depuis Prémery. En s’enfonçant dans le bourg, le tableau est moins reluisant : tous les commerces sont à l’abandon, avec deux grosses verrues, un grand café et une boucherie en ruines, qui contrastent avec la belle église romane, surnommée « le petit Vézelay ».
 
Ce matin-là, Joël Save, maire depuis 2014 mais conseiller municipal depuis 1981, accompagne son employé communal, Tristan Bonnet, le quatrième à occuper le poste depuis le début du mandat. Un temps partiel indispensable pour l’entretien de la commune. Au programme : rectifier ce qu’une visite de sécurité vient de repérer comme dangereux dans la cour de l’école, entre un grillage coupant, des boites aux lettres aux angles trop vifs, ou encore un décrottoir aux lames de fer tranchantes… « S’il y a un accident, c’est le maire qui est responsable. »
 
Cette école, c’est tout ce qu'il reste d'ouvert à plein temps. Côté associatif, si le club de foot tient bon, le comité des fêtes et le club des anciens ont rendu l’âme. Même le centre de secours, dont Joël Save a été le chef pendant 22 ans, a fermé en septembre dernier.
 
À l’heure du bilan, le maire cherche une satisfaction : « Je suis fier d’avoir pu maintenir l’école. Elle a été sur la sellette, et il y aura toujours une menace » témoigne Joël Save.
 
Retrouver un commerce, c’est un rêve, et sans doute le dernier combat de son mandat. Dans son bureau, qu’il partage avec une secrétaire de mairie à temps partiel, un courrier lui redonne espoir : l’appel à candidatures de l’opération 1000 cafés, une des dispositions du gouvernement pour « revitaliser » (le mot en dit long) le monde rural. Objectif : rouvrir 1.000 cafés dans 1.000 communes de moins de 3.500 habitants. « On rentre dans les critères… J’espère qu’on arrivera au bout ».
 
Il ne sera peut-être plus là pour le voir. Car le maire avait prévenu qu’il ne ferait qu’un seul mandat. « Je ne regrette pas de l’avoir fait mais je ne regrette pas d’arrêter » confie Joël Save, qui a souvent dû faire le médiateur : « On a remplacé le garde champêtre... Il faut avoir le caractère, être prêt aux embêtements. Les gens sont devenus difficiles, plus aigris. »
 
Il déplore aussi des pouvoirs de plus en plus limités. Pour lui, le maire est surtout devenu un « délégué communal » dans une communauté de communes indispensable mais où il ne pèse pas lourd. Un rôle ingrat qui ne lui incombera plus en mars 2020. Pour Joël Save, le temps est venu de « profiter de la famille ». Maire ou grand-père, il faut choisir !
 
 
 
Michel Mézy candidat à Cosne-sur-Loire
 
Premier adjoint au maire Michel Veneau, chargé de la culture, de la communication, de la vie associative et de la politique de la ville, Michel Mézy a démissionné du conseil municipal, le 30 novembre dernier, et vient d'annoncer sa candidature. La décision du maire de réorienter des crédits destinés à la culture (pour un projet de troisième salle de cinéma et de spectacles vivants) vers la santé, aurait motivé cette sécession. Déjà candidat en 2008, avant de rejoindre Michel Veneau en 2014, Michel Mézy se présentera sans étiquette. Face, pour l'heure, au maire sortant et à une liste de gauche.
 
 
 
Julien Guibert candidat du RN à Clamecy
 
Après Varennes-Vauzelles, Nevers et La Fermeté, le RN vient d’annoncer une liste à Clamecy, emmenée par son leader départemental, Julien Guibert, conseiller régional élu dans l’Yonne, où il fut candidat à la mairie d’Auxerre en 2014. Le RN prévoit encore de monter une liste à Imphy et à Garchizy, une des seules communes de la Nièvre où le FN avait gagné des élus en 2014.
 
Pierre Billard se représente
à Saint-Pierre-le-Moûtier
 
Le maire de Saint-Pierre-le-Moûtier, Pierre Billard, 57 ans, vient d'annoncer qu'il était candidat à sa succession. « Après bientôt six années d’exercice des fonctions de maire, je suis toujours aussi enthousiaste et je suis entouré d’une équipe formidable. » Il repartirait donc avec la même équipe, ou presque, pour un deuxième mandat.
 
 
Incertaine, Isabelle Bonnicel, maire de Varennes-Vauzelles a finalement lancé sa campagne, sur les réseaux sociaux, sous l'intitulé Varennes-Vauzellement Vôtre. Outre l'annonce d'ateliers de travail et d'un projet municipal « citoyen et participatif », les publications présentent pas mal de mises au point, entre projets et rumeurs...
 
 
Nevers : des noms à gauche
 
La liste Nevers écologique et solidaire vient de lancer son premier flyer, qui en dit un peu plus sur le programme et la composition du mouvement de gauche. Nathalie Charvy et François Diot, élus au conseil municipal, y apparaissent en binôme de tête, avec un indice sur la suite : ils conduisent la liste « dans cet ordre ». Autour d’eux, parmi les soutiens, quarante noms s’affichent dont Didier Bourotte, Jimmy Derouault, Martine Gaudin, Vincent Morel, François Perrin, Jacqueline Richard, Achille Warnant… Enfin, Farid Hadjab (PS) est directeur de campagne.
Justine Guyot
dans "Cosmo"
 
Plus jeune femme maire de France, élue à Decize, Justine Guyot a les honneurs du dernier numéro du magazine féminin Cosmopolitan. Sur deux pages, elle y raconte ses débuts difficiles et son combat contre "les coups bas" et les tentatives de déstabilisation, son besoin d'un "challenge un peu fou" pour l'aider à faire le deuil de sa mère, jusqu'à son élection.
Candidatures
en vue
 
Nicolas Bourdoune, adjoint au maire de Clamecy Claudine Boisorieux, qui ne se représente pas, devrait annoncer sa candidature ce samedi. A Varennes-Vauzelles, le maire Isabelle Bonnicel inaugurera son local de campagne mardi 10 décembre. Sa liste sera la cinquième en lice pour 2020 à Vauzelles. 
 
C'est nouveau, ça vient de sortir. Bonne nouvelle ! En vertu de la loi du 1er août 2019, dans les communes nouvelles, nées de la fusion de deux (ou plus de...) communes, les fonctions de maire et de maire délégué (à feue une commune) sont désormais cumulables. Moins bonne (mais légitime) nouvelle : les indemnités liées aux deux fonctions ne sont pas cumulables. Mais la reconnaissance est là: les maires délégués prennent rang immédiatement après le maire dans l'ordre du tableau municipal. Et ça, c’est pas rien.
 
 
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